domingo, 13 de maio de 2012

O gosto pelo infinito

O juste, subtil et puissant opium! Toi qui, au coeur du pauvre comme du riche, pour les blessures qui ne se cicatriseront jamais et pour  les angoisses qui induisent l'esprit en rébellion, apportes un baume adoucissante (...)

Oh justo, sutil e possante ópio! Tu que, no coracão do pobre como no do rico, para as feridas que não cicatrizarão jamais e para as angústias que induzem o espírito em rebelião, és um bálsamo doce (...)

(...) c'est pourquoi, ne considérant que la volupté immédiate, il a, sans s'inquiéter de violer les lois de sa constitution, cherché dans la science physique, dans la pharmaceutique, dans les plus grossières liqueurs, dans les parfums les plus subtils, sous tous les climats et dans tous les temps, les moyens de fuir, ne fût-ce que pour quelques heures, son habitacle de fange, et, comme dit l'auteur de Lazare: "d'emporter le Paradis d´un seul coup" Hélas! les vices de l'homme, si pleins d'horreur qu'on les suppose, contiennent les preuves (quand ce ne serait que leur infinie expansion!) de son goût de l'infini (...)


Baudelaire. Les paradis artificiels.

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